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Autonomie individuelle et collective

De la dépendance et de l’autonomie


Il faut comprendre le mot "autonomie" au sens large.

Une façon de parler d’autonomie est d’aborder la dépendance d’un point de vue matériel. Nos modes de vie sont basés sur l’exploitation des ressources, leurs transformations et leurs consommations en masse.

À l’heure d’aujourd’hui, on délègue la réponse à nos besoins dans une longue chaîne de personnes et de sociétés.

On en est arrivé à être dépendant de cette longue chaîne, fonctionnant à flux tendus.

Si les flux majeurs venaient à s’affaiblir, en cas de rupture de charge, ce système actuel ne pourrait pas les compenser car il n’y a pas d’alternatives prévues dans ce cas.

On porte une confiance dans ces chaînes jusqu’à ce qu’un dysfonctionnement apparaisse. En se posant assez peu de questions sur ce système, on peut considérer que l’on a une confiance “aveugle” dans ces flux.

Pour prendre un exemple :

En général, les pharmacies ont très peu de stocks. Il est courant que la pharmacie doive se faire livrer un produit pharmaceutique pour l’après-midi ou le lendemain. La plupart d’entre nous a connu ce cas précis.

 

Donc, la pharmacie ne va pas disposer d’un grand stock de médicaments car elle n’est jamais sûre de le vendre entièrement et à temps, étant donné que les produits sont périssables.

 

En fait, ces flux ont une grande importance sur la disponibilité de nos biens de consommation. Les stocks sont réduits au minimum demandé car ils représentent des frais et un risque de ne pas vendre. Ce système repose majoritairement sur les flux de production et de livraison. Ces “flux tendus” visent surtout des économies d’échelle et des objectifs de rentabilité.

Ce qu’il faut en retirer, c’est que ce phénomène de flux est présent dans la majorité des réseaux d’approvisionnement (biens de consommation, alimentaire, électronique, électricité, banques, finances publiques, ... ). C’est aussi notre attitude de consommation qui encourage ces flux. Pour la plupart des personnes, il parait évident que ces flux seront toujours là.

 

Une autre façon de parler d’autonomie est d’aborder la dépendance d’un point de vue des compétences et du savoir-faire. Sans se poser vraiment la question, on espère et on compte sur les autres afin de répondre aux problèmes pour lesquels on n’a pas de solution.

Que ce soit pour réparer un ordinateur, boucher une fuite de tuyauterie, un trou dans un mur, réparer un câble défectueux, remplir le circuit d’eau du chauffage, ...

 

Car on ne sait pas, on a peur de faire une bêtise et on n’ose pas. Alors, quand on n’a pas parmi nos proches quelqu’un qui peut nous venir en aide, on paye un autre spécialiste pour résoudre le problème.

Tout cela est imputable au manque de curiosité, au rythme et au mode de vie, à la fainéantise, mais surtout au manque de connaissances. On reconnaît volontiers que l’on ne peut pas tout connaître sur tout et tout savoir faire.

Cependant, il est essentiel de se réapproprier les savoirs et les techniques pour répondre au mieux à ses besoins et permettre plus d’autonomie.

En ce sens, on peut devenir complémentaire les uns par rapport aux autres, sans être forcément dépendant.

 

Toutes ces chaînes de “biens et services” ne sont en réalité rien d’autres que des ... "chaînes".

 
 

La fondation : Faites le vous même ?


Nous voulons devenir un pôle de partage des connaissances, des savoirs et de savoir-faire.


La fondation encourage fortement les personnes et les collectivités à s’approprier les savoirs et les techniques qui leur permettent d’atteindre une certaine autonomie dans leurs vies.

Cet aspect demande aux uns et aux autres de développer une certaine attitude comme : être curieux, chercher à comprendre, poser des questions, s’entraider, partager ses connaissances et les transmettre ...
Cela conduit à un enrichissement personnel et collectif inestimable.

Nous considérons important que l’individu arrête de déléguer les réponses à ses besoins et qu’il mette en avant sa responsabilité individuelle dans ces réponses, même à une échelle modeste.

En ce sens, la fondation peut mettre en place une série de formations en rapport direct ou indirect avec ces sujets. Ou encore soutenir des initiatives ou des projets qui peuvent permettre une plus grande autonomie.

Mais aussi, par le modèle agricole que nous proposons, nous soutenons une plus grande autonomie collective.

Nous encourageons aussi un mode de vie plus simple, plus indépendant des aléas économiques aux fluctuations déraisonnées, une façon de consommer réfléchie et responsable. Et par conséquent, un mode de vie moins dépendant de l’exploitation des ressources limitées.

 

Et si une personne désire répondre à ses besoins alimentaires de façon autonome ? Cela rentre parfaitement dans le cadre de notre fondation !

 
 

En dehors de ces aspects, notre fondation peut aussi soutenir et participer à des projets de fermes pédagogiques, d’entreprises de formations par le travail (EFT), des projets de régie de quartiers ou de CRIE, d’entreprises de travail adapté (ETA) ou d’ateliers protégés. Cela cadrant tout à fait avec notre thème de l’autonomie.

Nous voulons que chaque personne ait la possibilité de répondre à ses propres besoins, qu’elle puisse obtenir une plus grande autonomie. Nous voulons faciliter cet accès.

 
 

C’est bien “nos” mains qu’il faut mettre dans la terre.


Je soutiens !