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Le traitement des eaux et le lagunage

Le lagunage ou la phyto-épuration permet de recycler les eaux grises par l’utilisation des plantes et d’un principe de décantation. Ce lagunage peut se faire soit traditionnellement en 3 bassins, soit en un seul bassin.

De plus, le système de lagunage peut éventuellement se coupler avec de l’aquaculture et/ou de la pisciculture si le plan d’eau est suffisamment grand.

Comment fonctionne un lagunage à trois bassins ?


- Le premier est l’endroit où vont se stocker les boues. Elles vont se fragmenter par l’activité des bactéries.
- Le second permet aux boues de se minéraliser.
- Le troisième est l’endroit où les produits de la minéralisation (phosphate, nitrate) sont assimiler et où les germes disparaissent.

Avant de mettre en place un lagunage, il s’agit de bien prendre en compte les besoins.

Comment définir les besoins ?


Un bon système de raisonnement consiste à faire une bonne analyse de la situation.
Il faut pouvoir définir la taille, les usages et les sources alternatives dans l’objectif de répondre aux besoins. Il faut aussi prendre en compte le comportement de ce lagunage lors de la saison sèche.

Il faut prendre en compte la pluviométrie :
quelle quantité d’eau sera récoltée, l’intensité et la fréquence des pluies, quelle surface de toit afin de récolter quelle quantité, quels sont les matériaux utilisés et locaux.

On considère deux types différents d’eaux usées dans le traitement :
- Les eaux grises, qui proviennent de la salle de bain, des cuisines, des lavabos.
- Les eaux noires (ou vannes), qui proviennent des toilettes.

Si dans votre système, vous désirez traiter toutes les eaux usées, il faudra que celle-ci passe par deux fosses sceptiques avant d’arriver au lagunage.

Mais dans le cas où vous utilisez des toilettes sèches, vous n’aurez pas d’eaux noires à traiter et il vous sera alors possible de passer directement par le lagunage.
(A ce sujet voir l’article : Qu’est-ce qu’une toilette sèche ?)

Quelques informations pour permettre d’évaluer les dimensions :

- Prendre en compte le débit maximum que devra supporter le lagunage. En moyenne, une personne produit entre 150 à 200 litres par jour.
- Pour obtenir une épuration complète de l’eau, celle-ci doit rester plusieurs jours dans les bassins.

- Il est intéressant de connaitre la direction et l’intensité des vents de la région. Ceux-ci tendent à augmenter l’oxygénation de l’eau, qui est un élément important dans le processus chimique et biologique du lagunage.
- Les moyennes mensuelles de températures.
- La pluviométrie permet d’évaluer la hauteur minimum des digues, afin d’éviter les risques d’inondation.
- L’évaporation qui peut être très forte en saison chaude et qui a une influence négative sur le lagunage.
- Il faut compter en moyenne 5 à 10 m² pour une personne.
- La profondeur devra être de maximum 1,5 m, qui est la limite de pénétration de la lumière. Elle doit être au minimum de 60 cm.

Qu’est-ce que cela va réclamer en terme de budget ? Quel temps va prendre la réalisation et l’entretien ?

Un lagunage particulier a été mis en place par le Comité Jean Pain sur le site de Londerzeel.
Le principe est que l’eau arrive sur un "hérisson" permettant de retenir certaines matières qui seront directement en contact avec l’air. Cette utilisation bactérienne aérobie offre de multiples avantages.


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