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Mousses (bryophytes)

La mousse est un terme générique, il s’agit de bryophytes par son nom scientifique. En Belgique, on dénombre près de 750 espèces de bryophytes et environ 26 000 espèces sur la planète.

Les bryophytes proviennent d’une évolution d’algues aquatiques qui se sont adaptés au milieu terrestre. Elles sont l’ancêtre de toute nos plantes actuelles.

Eau et érosion


Le rapport à l’eau de ces plantes reste essentiel, elles fonctionnent comme une sorte d’éponge. On considère qu’en moyenne 1 kilo de bryophytes sèches permet de garder 15 litres d’eau. Cependant, elles peuvent résister à de longues périodes de sécheresse.

Les sphaignes sont une des espèce de bryophytes, celles-ci sont particulièrement remarquable par leur capacité a retenir l’eau. on considère qu’un kilo de sphaignes sèches peuvent retenir en moyenne 75 litres d’eau. De plus ; elles peuvent en rendre 57 litres à l’atmosphère.

Les bryophytes ne possèdent pas de racines et elles s’ancrent et s’attachent par des rhizoïdes. On les trouvent en général plus facilement sur les branches horizontales que sur les verticales, la raison est plutôt simple. Il en est de même par chez nous, où le côté ouest est plus "moussu" que le côté est. Elles cherchent en général les endroits où l’eau a tendance de s’accumuler.

De par cette capacité de rétention d’eau, les bryophytes participent activement à couvrir le sol, à retenir l’eau et à créer de l’humus.
Elles vont préparer le sol en fixant des sels minéraux présents dans les pluies.

Plante indicatrice


Elles servent aussi d’indicateur de la qualité de l’environnement. Cet indication pourra entre autres permettre de définir la qualité de l’air.
En général, plus il y a de mousse, plus l’endroit sera sain.

Souvent on cherche à bannir la "mousse" de nos espaces, pourtant les bryophytes font partie des plantes colonisatrices. Celles-ci permettront la colonisation futures d’autres plantes.

Animaux et bryophytes


Les animaux ont besoin des mousses dans leur milieu de vie. Les oiseaux peuvent s’en servir lors de la création du nid afin d’obtenir une matière isolante et absorbante.
Les rongeurs l’utilisent de la même manière dans leur terrier.

De plus au niveau de la microbiologie, les mousses sont un milieu très riche en vie microscopique. On y retrouve des acariens, des vers, collemboles, ...

De la disparition des mousses


Les mousses ont tendance à disparaître, elles sont en général éradiquée de nos jardins. Dans les champs, les amendements agricoles les font disparaître.

Il faut considérer la présence des mousses comme étant un signe positif. Elles sont présentes dans les lieux sains. Nous conseillons bien sûr de laisser les mousses en place, elles jouent leur rôle de régulateur au sein de l’espace.

Mais si le désir vous prenait, malgré tout, de réduire la mousse dans un lieu. L’utilisation de cendre de bois, permettrait de changer la composition du sol et aurait tendance à faire disparaître les bryophytes.

La différence entre les mâles et les femelles : les femelles développent de longues tiges et elles se multiplient par spores

Utilisation humaine des mousses


Auparavant, on utilisait les mousses comme isolant naturel et vivant. On les plaçait volontairement sur certaines faces de nos maisons afin d’utiliser leurs propriétés d’isolation.

Les romains les utilisaient aussi afin d’assurer l’étanchéité des tuyau en bois.

Accessoirement, la mousse peut servir a faire des surface vertes ou des "graffitis naturels"
(remarque : Attention cependant, comme tout prélèvement, il faut en prendre qu’une toute partie à plusieurs endroits afin de permettre la régénération)

De l’importance des mousses dans les tourbières


Les tourbières sont des zones rares et importantes pour notre écosystème. Elles sont en général très humides et comprennent de nombreuses mousses, en particulier des sphaignes. Les tourbières jouent un rôle très important de régulation de l’eau.

 

C’est par la décomposition des mousses que se créé la tourbière durant des échelles de temps très très longues. La sphaigne pousse en moyenne de 7mm par an et donnera 1mm de tourbe.

 

Références :


Voir au sujet de la bryologie :

Fondation Bryologique Philippe De Zuttere

 

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