Les mains dans la terre ...

Retour en haut
 

Accueil > Fiches techniques > Apiculture > Le miel

Le miel

Introduction :


La première chose qui vient a l’esprit quand on pense aux abeilles, c’est bien entendu le miel. Celui-ci est aussi connu sous le nom d’ ’"or jaune".

Depuis l’époque sumérienne, on utiliserait le miel afin de sucrer les aliments, parfois même comme aliment, mais aussi dans le cadre thérapeutique (brûlures, cicatrisation, ...)

Les abeilles produisent le miel à partir du nectar des fleurs et/ou du miellat de puceron. La collecte du nectar des fleurs permet de polleniser, et donc d’assurer la reproduction de la majorité des plantes.

Dans la ruche, les abeilles entreposent le miel dans les alvéoles, en général sur les cadres éloignés du couvain.

Fabrication du miel


Les abeilles butineuse en ont charge d’aller recueillir les substances sucrées dans la nature environnante. Pour produire 1 kilo de miel, il y’a beaucoup de chiffres très diffèrents que l’on peut retrouver variant entre 1 millions et 15 millions de fleurs visitées.

Le miel est une ressource très précieuse pour la colonie, celui-ci assurant le rôle de réserve de nourriture pour les périodes où la nourriture vient a manquer.

Il est constitué a partir de deux sources :

1) Par le nectar des fleurs dites mellifères, en d’autres mots, les fleurs où les abeilles savent accéder avec leur trompe afin d’en extraire le nectar.

La composition des nectars varient fortement selon la plante qui le produit. Chaque jour, les butineuses partent dans un rayon d’environ 3 kilomètres afin de chercher le nectar des différentes fleurs disponibles.

Après avoir écarté les pétales, la butineuse plonge sa tête a l’intérieur de la fleur. Elle y déploie sa trompe et aspire le nectar qu’elle met dans son jabot.

Après avoir rempli son jabot, elle retourne à la ruche. La fabrication du miel commence une fois dans le jabot de la butineuse. Une fois arrivée, elle vide son jabot dans celui d’autres ouvrières par trophallaxie. Pour rappel, la trophallaxie consiste au passage d’aliments directement d’une bouche dans une autre.

Le nectar est mélangé à de la salive d’abeille et a des sucs digestifs. Une enzyme appelée "invertase" est ajoutée au nectar dans le jabot de l’ouvrière. Cette enzyme à la propriété de transformer la saccharose par hydrolyse afin de donner du glucose et du fructose.

Afin de mieux conserver le miel, le contenu de son jabot doit perdre une bonne partie de l’eau qu’il contient. Afin de le déshydrater, l’abeille use et abuse de régurgitation du nectar. Elle dépose alors le miel sur les parois d’une alvéole en fines couches jusqu’à ce que la cellule en soit remplie.
Cet étalement de couches a aussi pour effet de déshydrater le miel par son exposition à l’air ambiant de la ruche.

Le miel arrive a maturité une fois que celui-ci ne contient plus que 17 à 20% d’eau. Une fois remplie, la cellule sera refermée. On parle ici d’operculation, la cellule est operculée. Une fois operculée, l’on donne l’appellation de rayon de miel a la cellule.

2) Par le miellat, il s’agit d’une excrétion produite par des insectes comme le puceron ou encore la cochenille qui sont des insectes dits "suceurs". Ces insectes sucent la sève des arbres.

Par exemple, plusieurs espèces de fourmis produisent même leur miellat en faisant de l’élevage de pucerons.

Mais revenons aux abeilles, ce miellat est également recueilli par les butineuses de la même manière que le nectar de fleurs. Le miel produit étant sensiblement différent, par exemple le miel de sapin.

Les types de miels


Il existent plusieurs types de miels, ceux-ci se différencient par la saveur et l’aspect du miel. Voici quelques exemples :

Miel de lavande
Miel de ronces
Miel de romarin
Miel de sapin
Miel de tournesol
Miel de thym
Miel de montagne
etc ... etc ...

Mais le plus courant étant le miel "toutes fleurs" ou "milles fleurs".

Les différences se marquant surtout par l’environnement immédiat de la ruche, la saison et la période de récolte. Ainsi il est courant d’avoir des apiculteurs qui déplacent leurs ruches afin de les mettre à proximité d’une espèce de plantes en floraison. On parle dans ce cas d’apiculture transhumante.

La composition du miel


Le miel est composé en grande partie de glucides et d’eau.

Prenons la composition du miel donnée par Wikipédia :

« Il est composé de :

* Des glucides (sucres) en grande quantité : 78 à 80 %,
o représentés essentiellement par du fructose (ou lévulose) : 38 %,
o glucose (ou dextrose) : 31 %,
o ainsi que du maltose, du saccharose (ou sucrose) et divers autres polysaccharides (mélibiose, turanose, mélézitose…)[12].

* De l’eau : 17 %

* Des protides : moins de 1 %, mais contenant un très grand nombre d’acides aminés libres : acide aspartique, acide glutamique, alanine, arginine, asparagine, cystine, glycine, histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, proline, sérine, tryptophane, tyrosine et valine.

* Des sels minéraux : de 0,1 % max. pour les miels de nectar et autre, jusqu’à 0,5% (extrait du codex alimentarius) pour les miels de miellat, avec plus d’une trentaine d’éléments déjà inventoriés : aluminium, argent, arsenic, baryum, béryllium, brome, calcium, césium, chlore, chrome, cobalt, cuivre, fer, lithium, magnésium, manganèse, mercure, molybdène, nickel, or, palladium, phosphore, potassium, rubidium, scandium, silicium, sodium, soufre, strontium, titane, vanadium, zinc, zirconium. Ces éléments minéraux ne sont pas toujours tous présents dans un miel déterminé. Par contre, certains le sont systématiquement dans tous les miels et souvent alors en grande quantité, notamment le potassium, premier cation intracellulaire indispensable à la vie. Les miels foncés sont globalement plus riches quantitativement en matières minérales que les miels clairs.

* Des acides organiques, libres ou combinés sous forme de lactones : 0,3%, le principal d’entre eux étant l’acide gluconique.

* Un grand nombre de vitamines, dont les quantités, loin de couvrir les besoins journaliers des humains, n’en constituent pas moins un appoint non négligeable. Le miel contient essentiellement les vitamines B1, B2, B3 (ou vitamine PP), B5, B6, C, et accessoirement les vitamines A, B8 (ou vitamine H), B9, D et K.

* Des lipides (corps gras), en infime quantité, sous plusieurs formes :
o triglycérides,
o acides gras (acide palmitique, oléique, et linoléique).

* De nombreux composés organiques complexes :

o Des enzymes, dont les principaux sont les amylases alpha et bêta, la gluco-invertase et la gluco-oxydase ; ces enzymes (qui facilitent la digestion des aliments et sont à l’origine de certaines vertus du miel) sont détruites par un chauffage exagéré du miel qu’il y a donc lieu de toujours éviter (la température de la ruche au niveau du couvain étant régulée à 35 °C par les abeilles, il convient de ne pas chauffer le miel au dessus de 40 °C, si l’on veut lui conserver ses propriétés).

o Plusieurs facteurs antibiotiques naturels, regroupés sous le nom générique d’inhibine, qui sont en fait de puissants bactériostatiques, c’est-à-dire qu’ils empêchent le développement des bactéries mais ne les tuent pas.

o De nombreuses autres substances biologiques diverses :
+ un principe cholinergique proche de l’acétylcholine,
+ un principe œstrogène,
+ des flavonoïdes dotés de multiples et intéressantes propriétés physiologiques,
+ des alcools et des esters,
+ des substances aromatiques qui non seulement donnent l’arôme (comme l’acide phénylacétique) et le goût spécifique d’un miel donné, mais qui ont aussi des vertus thérapeutiques,[réf. nécessaire]
+ des matières pigmentaires, spécifiques à chaque miel, qui lui donnent sa couleur propre.

* Et enfin des grains de pollen qui en signent l’origine botanique. »

(wkipedia : licence CC BY-SA, copié le 16/12/2009)

Les propriétés du miel


Le miel est :
- un très bon produit sucrant
- dynamisant
- un produit ayant une action de stimulante au niveau cardiaque
- digestif
- laxatif

Quelles sont les situations conseillées pour prendre du miel ?


- Lors d’états de fatigue et de convalescence
- Lors d’affection de la gorge et des bronches, ou lors de toux
- Lorsque on remarque un amaigrissement
- Pour combattre la constipation

L’étiquetage du miel


L’étiquetage du miel est soumis à des règles bien précises dans un cadre commercial. A vous à vous renseigner à ce sujet.

Remarques sur le miel


- Le miel ne possède que 300 calories contre 400 calories au 100 grammes pour le sucre blanc.

- L’apport de vitamines et d’oligo-éléments apportés par le miel à raison d’une cuillère à soupe par jour sont à considérer.


Je soutiens !